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Socio de comptoir

Lundi 20 octobre 2008
Faire éclore ses yeux, entrouvrir des fenêtres occultées, là où notre façon de voir la vie nous empêche de regarder ailleurs.
Comme d'autres nous ne pouvons nous empêcher de ne voir rien, sinon des murs et des avenirs bouchés.
Il en va là comme du reste, tel un enfant qui se refuse à goûter de nouvelles saveurs, arguant que ce n'est pas bon, se raccrochant au met connu.
Façon réconfortante de refuser de se projeter vers un avenir, une expérience, un goût nouveau et qui une fois (dé) testé, se refuse encore à accepter que cette sensation inconnue fusse agréable à soi.
Le chemin devant se faire, acceptation du nouveau à connaître, refus des choses à établir.
Adulte il nous arrive encore de reproduire cela.
Refusant par habitude, par convention, la pensée, la manière de vivre, d'aimer, d'être de l'autre.
Tout à rapport à ça.
Il nous convient, l'inconnu, pour peu que celui-ci vive comme nous le faisons.
Non pas que la notre soit la meilleure des façons de vivre, mais au moins c'est celle que nous maîtrisons le mieux, produit de notre éducation, à laquelle nous avons été formés.
Par Chico
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Mardi 16 septembre 2008

S'il en est à qui l'ont cesse de penser à la croisée des chemins c'est bien à elles, nos chères têtes blondes.
Il est évident cependant que continuer un amour asymétrique uniquement pour les protéger n'est pas la solution, mais quel traumatisme c'est que de subir cette déchirure, cet écartèlement, entre ces deux totems ne supportant plus la vie ensemble, subissant le pire, sans plus jamais connaître eux, re le meilleur.



Nos espérances de vies à rallonge et nos habitudes sociétales font que nous n'irons pas unis jusqu'au bout du chemin.
Réussissons autant que faire se peut à leur rendre la pilule moins amère à avaler.
Ne les laissons pas dans nos larmes au point de se noyer,
ni dans notre désamour en plus s'asphyxier ...

Par Chico
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Vendredi 12 septembre 2008
On laisse parfois les choses aller vers notre bonne fortune.
Voir, par notre attitude passive, on les provoque tout en connaissant les conséquences du laisser faire.
Acceptant que l 'irréversible advienne, tout en ayant pourtant la possibilité de faire que cela se passa différemment.
Il en est là comme pour le reste.
L'ange peut-être le diable, et le coupable manipulé par plus machiavélique que lui.
Alors qui trahit l'autre ?
Celui qui savait et qui a orienté les actions du tiers, ou bien celui qui a agit, désorienté par son action irréfléchie ...
Par Chico
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Dimanche 17 août 2008


Les trains certains les louperont toujours.
Restés là sur le quai à attendre on ne sait quel départ.
Un autre, encore un de plus, ou bien une heure, encore meilleure celle-là.
Ils étaient là toujours, bien avant de le louper.
Ne pas prendre celui-ci ou bien les autres n’est qu’acte manqué.
Arriver à ne jamais monter dans aucun des wagons, un acte volontaire.
D’autres trains que celui-ci sont partis, eux aussi.
Les laissant là parfois, avec une amertume jamais digérée.


Certains montent en revanche dans tous les trains à quai.
Ne voulant jamais avoir le regret de ne pas avoir vécu l’aventure.
A ces regrets, ils préfèrent davantage les remords.
Ceux de n’avoir pas pris le bon surement.
Contents de ne s’être jamais donner la malchance de ne pas savoir si celui qu’ils avaient omis de prendre ne les aurait pas emmenés vers la seule destination dont ils auraient souffert de ne pas s'être rendus.
Les trains sont faits pour être pris.
Ce n’est pas au moment du départ que l’on sait si l’on a choisi la bonne voie
Pas avant, ni pendant, mais juste au moment où on le sait ...

Par Chico
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Samedi 16 août 2008

Dans les sociétés anciennes, l'homme marchait devant avec les armes comme fardeaux prêt à défendre sa tribu, son clan ou uniquement sa camarade de lit s’il en était au début de sa carrière de reproducteur.
Il voyageait léger pour plus d'efficacité.

La femme ayant pour charge de transporter les bagages et de veiller sur  la marmaille.
Ce n'était pas de la misogynie, juste une répartition des tâches que personne ne remettait en cause, pas même les dulcinées, contentes après tout d'avoir pour veiller sur elles et leurs rejetons un molosse prêt à en découdre au moindre bruit suspect.
Ne choisissaient-elles pas celui qu'elles estimaient le plus vigoureux et le plus apte à lui assurer sa descendance.
Les choses ont juste un peu évolué sur le statut social des intervenants, pas sur les motivations des uns et des autres à former des couples.
La femme n'est plus cantonnée dans le le de groom, et de torche nabots.
L'homme quant à lui à depuis longtemps remisé son carquois et ses flèches.
Celles-ci étant décochées pour lui par Cupidon dans le cœur des belles à conquérir.
Qu' est-ce qui est plus valorisant pour elle aujourd'hui ?
Relever les défis que la société lui impose, ou bien enfanter comme elle a été génétiquement programmée à le faire.
Je suis toujours admiratif à la vue d' une femme enceinte, je ne sais pas pourquoi cela me donne de la joie pour elle.
Un peu jaloux sûrement de ne jamais savoir ce quelle ressentira ni avant, ni au moment d'enfanter, cela m'a gâché un peu mon plaisir de voir mes gosses naître.
Pas pour eux, pour moi...
égoïste.
On est simple spectateur, notre seule contribution à ce moment là de l'acte remonte à quelques mouvements de bassins plusieurs mois auparavant.
Pas de quoi claironner et sortir fanfare, en fait...
 

Par Chico
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Vendredi 15 août 2008
Maintes fois revient dans les conversations l'expression carpe diem.
Les gens pensent que c'est incantatoire, il n'en est rien.
De la ne nait que frustrations et envie d'ailleurs.
C'est il est vrai une philosophie de vie tout ce qu'il y  a d'enviable, mais vouloir le faire est comme entrer en religion, moments de tous les instants, et hygiène de vie monacale.
Nous ne sommes pas formatés pour y parvenir, notre éducation ne nous autorise pas à vivre ainsi.
Et si considérer que faire ce que l'ont veut en est la doctrine, on se fourre le doigt dans l'oeil jusqu'au coude.
Cette expression veut dire "cueille le jour présent", à savoir profite de celui-ci comme si il devait être ton dernier, et non profite au maximum de la vie.
Le suicide, en est une forme si l'on est jusqu'au boutiste, considéré de par chez nous comme un pèché mortel
Je tente depuis que je suis à nouveau né de ma séparation, de vivre ainsi, sans pour autant en faire ma référence.
C'est il est vrai quand on se pose et que l'on y réfléchi,  un peu suicidaire mais, tellement jouissif que de parfois y arriver.
Se faire réveiller à pas d'heures de la nuit pour partir dans une java imprévue alors que Morphée dans ses bras vous récitait des vers à ne plus vouloir vous en laisser partir.
Sortir en des endroits et des situations non forcément choisis, mais acceptés du fait de cette proposition décalée.
J'espère encore longtemps me faire déranger par des empêcheurs de dormir couché, bien intentionnés, de ceux qui vous font rester éveillé, et attentif aux choses simples de la vie.
Et non pas de ceux qui vous espèrent ainsi, muet comme une carpe et dis moi aime, parce que je le vaut bien ...
Par Chico
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