
Comme d'habitude j'ai la pendule greffée dans le citron pas moyen d'être même 5
minutes en retard.
Faudra que je consulte un psy suisse car je me demande à quoi ça sert d'être ponctuel en dehors du taf.
Rendez-vous pris à 18h00, je me suis rendu chez ma copine Cid, bientôt rejoints à notre tour par un couple Valérie et Lionel.
Nous étions avec Cid, à boire un muscadet frais.
Faut ce qu'il faut le week-end c'est l'heure anglaise, dès que la nuit tombe on y a droit .
Sauf que là en été la nuit tombe vers 22h00, .
Mais je continue dans les transgressions.
Un petit coup derrière la cravate ça nettoie la cheminée celle-ci n'ayant pas eut de tirage depuis la veille, tôt ce matin. Il fallait bien à un moment ou à un autre que le rinçage se
fasse.
Lionel et Valérie un peu surpris se laissent aller à nous accompagner, mais rapide parce que le but de cette amicale, n'était pas de se piquer là, la ruche, mais d'aller où se passait le plus
médiatique anniversaire de la journée celui des 10 ans de la victoire de nos bleus devenus vieux.
Arrivé aux abords du stade, queue leu leu comme il se doit en ces endroits courus.
Munis de nos ausweis, accès direct au parking sans nous laisser passer par la case départ.
On y était attendus en VIP vous dis-je.

Mazette la dernière fois que j'y suis venu en 98, pour cette fameuse finale
justement.
Il y faisait beaucoup plus chaud en degrés mais en ambiance aussi, on ne peut pas être et avoir été comme hiver.
Sortis du parking ou tout un chacun fut chargé de mémoriser un bout de l'aller pour retrouver facilement le chemin du retour.

Arrivés dans la loge je vois de suite que ça va être dur à avaler.
Vue panoramique sur le stade où les joueurs de la sélection 1984 jouent un match que personne ne regarde.
Premier coup porté par le serveur.
D'entrée de match, il se tourne vers moi et propose du champagne.
C'est comme demander au pape si il est catholique.
Je me dis toi mon Chico tu ne vas pas sortir d'équerre de ce traquenard.
Dans ces moments là j'ai la facheuse manie de me tutoyer au risque de mal le prendre, ce qui me fait rougir car je ne m' habitue pas à autant de familiarité.
Quelque coupettes de bulles plus tard l'équipe de France la vraie, pas celle de Raymond DOMENECH, finit de s'entraîner.
Dans ces cas là nous autres on fait vite partie de l'équipe, au moins tout le temps du match, après si il y a défaite, mais nous n'en étions pas encore là, nous nous départagerons dans l'eau.
Le match débute, juste après les hymnes.
Une sélection mondiale contre nos héros nationaux,
Il fallait ça au moins pour venir à bout de nos vaillants sportifs, que le monde entier se ligue contre nous.

Le serveur tout à son métier nous apporte bientôt les petits fours.
Sur le terrain aussi c'en était un de four, un grand celui-là, pas du à la chaleur mais au niveau de jeu distillé par nos papy's à qui pour la plupart la retraite avait scié les pattes.
Moi aussi, battant en retraite sur un bourgogne, car ne voulant pas me mettre en hors jeu avec le seul champagne.
Cela eut pour mérite de faire venir les amuses bouches chauds ou bien voulu-je le croire.
De vin rouge en champagne la mi-temps arriva le match était pénible, les actions seulement dans les tribunes.
Encore heureux que j' étais invité, je n 'aime pas bouder mon plaisir et me savoir là me rendait joyeux pas seulement à cause de la ripaille mais aussi parceque je me savais chanceux d'y avoir été
convié.
Je vous passe les détails sur la ripaille que l'on nous avait servi.
Ce fut généreux et de bonne composition, tout comme moi je le suis à ces moments choisis.
La seconde mi-temps tint ses promesses, le champagne coula à flot, Zidane marqua son but.
L'honneur fut sauf et le public aux anges, lot de consolation semblait-il.
La guilde des gentlemen d'en face doubla le score.
Effort magnifique qui conduisit l'équipe à porter la hausse de son capital but de 100 %, elle ne le fit qu'une fois, deux cela aurait été une punition.
La France la rattrapa profitant de ce but pour égaliser.
Je ne vous citerai pas le nom des buteurs pour deux raisons.
D'abord ne laissons apparaître que le nom de Zizou, il le mérite bien.
Ensuite c' est que je ne voudrais pas marcher sur les plates bandes de l' Equipe journal ami qui sait tourner sa veste pour peu que le vent change, du journal de canal + et de feu Téléfoot qui
s'est exporté m'a t-on dit vers de nouveaux horizons.
Le camp d'en face encore continua sa progression j'ai cru que c' en était fini à 3 pour 2, la victoire s'emblait acquise.
C' était sans compter sur le sursaut d'orgueil de nos cocardiers joueurs.
Pour les encourager et uniquement dans ce but, il en manquait un dernier, je continuais avec mes trois amis et quelques autres convives à piller le buffet et me désaltérer.
A l'eau ce coup-ci car pour bien boire il faut beaucoup boire d'eau.
A la fin de la partie un joueur français habitué de ces hold up marqua un but que personne n'attendait plus, à part peut-être lui.

Le score était plié.
3 à 3, l'honneur sauf qui peut, le feux d'artifice pouvait commencer.
Il tonna longtemps, fut magnifique aux yeux.
Peut-être moins apprécié par les riverains mais que voulez vous lorsqu' on ne sait pas vivre.
Merci à la capitaine de soirée qui après nous avoir convié, bu autant que les autres.
A part Valérie, mais c'est la seule que je connaisse portant ce prénom ne vouant pas un culte à la dive bouteille.
L'événement s' il en est un, tint ses promesses, j'espère être là en 2018 pour les 20 ans, mais qui fera-t-on jouer pour cette sélection ?
Just FONTAINE à refusé et Michel PLATINI ne veut plus passer pour le ballon, il restera Zinedine ZIDANE, si sur un coup de tête il ne décide pas d' arrêter sa carrière
L'endroit où c'est qu'on cause