La tristesse ou la gaieté ne se mesurent pas aux nombres de verres que l'on ne boit
pas,ni à ceux que l'on écluse.
Mais plutôt à ceux que l'on prends avec les autres ou seul.
Je ne juge pas les abstinent ni ne porte aux nues les entrechoqueurs de verres.
Il suffit juste de ne pas nous opposer les uns les autres.
Il me semble que après la clope ce sera le prochain cheval de bataille de nos chers empêcheurs de s'amuser en rond.
L'autre soir j'ai pris un verre avec une bigote qui ne m'aurait pas plus fusillé du regard si je lui avais annoncé des penchants zoophiles que je n'ai pas bien sur, n'ayant pas eut la chance de
faire mon armée dans la légion étrangère.
En effet j'avais eu outrecuidance de me jeter derrière la cravate un cocktail détonnant à base de citron vert, que mon éducation judéo-chrétienne m'interdit depuis de citer, tellement elle m'aura
convaincu que mon attitude fut tout sauf celle d'un bon père de famille.
Je répondis à son regard culpabilisateur par une nouvelle commande du susdit breuvage, à croire que l'empêcheur de laisser vivre, booste le noceur adepte du laisser boire.
Mais tu vas finir par croire que je taquine la fillette plus que je ne devrais, il n'en ai rien.
J'ai d'autres vice que ceux-là mais ils sont eux admis alors que celui-ci j'en conviens n'est pas drôle à vivre pour soi et l'entourage, quand l'addiction prend le pas sur la raison.
Un soir il y a quelques temps j'ai vécu une situation cocasse lors d'un diner chez une amie peupladienne.
Un de ses poteaux journaliste au bord de la retraite, trinquait avec du Perrier alors que nous autres en étions à boire d'autre bulles, moins fines mais tout aussi pétillantes.
Je lui proposais comme à nous autres de trinquer avec un Champomy pour personnes âgées et c'est la qu'il m'annonce qu'il est un ancien alcoolique et que trinquer un coup, est pour lui impossible
sous peine de replonger non pas dans un verre mais dans un tonneau d'alcool qu'il ne saura gérer.
Pensant qu'il se jouait de moi et n'en ayant jamais rencontré auparavant, ou alors d'autres surement qui n'avaient pas encore fait leur coming out.
Je lui répondis tout de go, que moi j'en étais un futur, d'ancien alcoolique.
Ne s'offusquant pas de ce trait d'humour un peu déplacé quand la personne d'en face en est réellement, le voilà qui me rétorque que ce n'est pas du flanc et que lui
s'en est tiré alors que sa bergère elle est restée sur sa dérive.
Ca m'a fait bizarre mais bien sur l'alcoolisme c'est les autres, nous on s'amuse c'est pô pareil.
Chais pô pourquoi je te dis ça, peut-être parce que la nuit fut longue et très arrosée.
Mais il y a des soirs ou le Divan du monde est trop profond et trop moelleux,et où une soirée latine avec des boissons latines pour un latin latin, ça ne se refuse pas.
Je viens de réaliser que ce n'est pas encore ce dimanche que j'irai boire du vin de messe.
Comme quoi quand on a de la volonté, parfois on résiste à l'envie de choquer nos pots.
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Chico, plutôt que de faire ton intéressant, fais ton blogue qu'ils disaient.
Je me doutais bien que du jour au lendemain je ne pouvais pas être le nouveau Amelie
Nothomb, mais là je suis déçu.
Notez que la question se pose devant la page blanche.
L'endroit ou c'est qu'on cause