Les chasses ouvertes, la bouche bée. Ce matin après ma grasse mat' j'ai découvert une vision cauchemardesque.
On m' avait mis un jardin autour de ma maison avec, gambadant dessus, une prairie d' au moins cinquante centimètres au garrot .
Le truc qui vous plombe bien le réveil, mais m'en fout comme j'avais bu comme un bac de sable, je savais que c' était un délire hallucinatoire, pas très mince encore, mais prêt à croître.
Faudrait me dis-je vraiment avoir l'esprit tordu et l'âme peu orthodoxe pour faire des blagues pareilles.
Qui aurait eut l' idée saugrenue de me déposer un jardin au pied de mon sapin.
Pas inquiet pour deux sous, suis descendu comme à l' accoutumée, habillé de ma pilosité pré-pubère pour tout appareil, faire le tour du propriétaire afin de voir si la nuit m' avait porté conseil.
L'hallucination prenait de l'importance.
Je dois dire que le type en question avait du savoir vivre.
Avec sa campagne il m'avait mis une tondeuse et tout le toutim allant avec.
Du râteau que j'ai l'habitude de prendre, à la brouette japonaise dernier cri que j' avais vue chez le couple d' en face rompu à ce genre d'exercices.
Me restait plus qu'a m' exécuter.
N' ayant pas l'âme suicidaire, je fis appel à du renfort afin de venir à bout de cette hommée.
Une âme secourable se chargea de me donner un coup de main à raser ma pelouse.
Elle avait, elle, grande habitude de faire la sienne.
Mortel exercice s'il en hait.
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Pas moyen de rester tranquille à glandouiller chez moi.

L'endroit ou c'est qu'on cause