Samedi 26 juillet 2008
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14:42

On se réveillerait de notre belle mort, d'abord engourdis par une lente agonie ou
bien par un fulgurant cancer, peut-être aussi d'un doux trépas.
De jour en jour cela irait mieux, les douleurs de l'âge s'estompant, on verrait nos enfants, ainsi que l' être aimé.
Rajeunir,
On commencerait à sortir, profiter de la vie, à la force de l'âge.
Sachant que celle-ci a une fin, on aurait un autre rapport aux gens, aux moments, aux choses.
On étudierait par curiosité, rencontrerait par goût, on aurait la surprise de ne pas choisir nos amant mais d'aller vers une rencontre et non pas vers une séparation.
Vers vingt ans resteraient à vivre nos belles années d'insouciance.
L' adolescence serait encore un moment de rébellion mais provoqué et non subi.
A l' enfance nous perdrions nos pulsions sexuelles, et glisserions doucement vers un état platonique.
Petite enfance heureuse nous régresserions doucement à l'état de nourrisson.
Étape compliquée de l' accouchement, mais faisons confiance en la nature que diable.
Neuf mois d' anti-gestation et disparition dans un orgasme.
La petite mort ça a plus de gueule qu' alzheimer.
L'endroit ou c'est qu'on cause